Ultimate : Coralie Fouquet, de l’ASPTT Blois, la mixité chevillée au corps

23 mai 2022

Pilier de l’équipe de France d’ultimate depuis 2013, la Loir-et-Chérienne Coralie Fouquet représentera la France aux Jeux mondiaux, cet été aux États-Unis.

Bientôt 23 ans, Coralie. Et cela fait déjà près de dix ans qu’elle arpente les rangs de l’équipe de France mixte d’ultimate. « J’allais sur mes 14 ans quand on m’a proposé de participer à des sélections pour intégrer l’équipe U17, confie-t-elle. Je n’étais même pas licenciée. Je pratiquais juste en scolaire, au collège de Beaugency. »
Originaire de Saint-Laurent-Nouan, née d’un papa volleyeur et d’une maman basketteuse, Coralie Fouquet pratiquait le golf lorsqu’elle a découvert l’ultimate. « Quand on m’a proposé cette sélection, la seule chose que je savais bien faire, c’était courir, lâche-t-elle. Mais les sélectionneurs ont dû voir en moi d’autres qualités, comme celle d’avoir une bonne vision du jeu, car j’ai été prise immédiatement au poste de handler, l’équivalent d’un meneur au basket. »
« Ce qui m’a le plus plu dans cette pratique, c’est le côté mixte » Cet été, Coralie Fouquet participera aux World Games à Birmingham (Alabama) du 7 au 17 juillet, avec sa camarade de club Eva Borno. Deux Blésoises en équipe de France. Leur club, c’est l’ASPTT Blois. Les Freezgo. Quand Coralie a intégré l’équipe de France en 2013, elle a dû se licencier. Elle a choisi Blois. Elle n’a plus quitté le club, ni l’équipe nationale. Chaque année elle était des campagnes internationales. Allemagne, Italie, Pologne, Pays-Bas, Canada… Déjà beaucoup de destinations à son actif, avec une vraie belle place lors des Mondiaux U20 en Pologne (2016) où la France s’est classée 5e.
Évidemment, Coralie a dû mettre un frein à sa carrière de golfeuse. « L’ultimate commençait à faire changer mon swing, poursuit-elle. J’ai donc fait un choix. Je suis vraiment tombée sous le charme de cette discipline. Je crois que ce qui m’a le plus plu dans cette pratique, c’est le côté mixte. Pouvoir jouer avec les copains, c’est hyper-intéressant. Et comme l’ultimate est une discipline encore peu connue, filles et garçons partent sur les mêmes bases. Ce n’est pas comme au foot où la plupart des garçons ont commencé très jeune. »
Lorsque Coralie Fouquet a intégré pour la première fois le collectif national en 2013, c’était encore les prémices de la discipline en France. « C’était notamment la première année d’existence d’une équipe de France mixte U17, une sorte d’équipe-starter, pour lancer une dynamique. Et en dix ans, j’ai eu le temps de constater une belle évolution. » En 2013, l’équipe de France a terminé à la dernière place en Allemagne. L’année suivante, elle s’est portée jusqu’en finale en Italie.
Malgré la progression du niveau français depuis toutes ses années, l’équipe de France senior mixte a semble-t-il encore du travail. La semaine dernière, lors d’un stage national de préparation en Allemagne en vue des World Games, elle a eu l’occasion de jouer quatre matchs internationaux face à l’Allemagne et l’Italie. « Nous les avons tous perdus, confie Coralie, mais avec peu de points d’écart à chaque fois. Néanmoins, on peut retirer des enseignements important de ce stage, notamment que l’on ne gagnera pas individuellement. Les points perdus l’ont été sur des erreurs individuelles. On ne gagne pas un match en étant le héros de l’équipe. En revanche, collectivement, nous avons toutes nos chances. »
Pour sa première participation aux World Games, la France se battra en outsider face à sept autres nations : Allemagne, Angleterre, Colombie, États-Unis, Canada, Australie et Japon. « L’idée, c’est de démontrer que l’on a toute notre place dans cette compétition. »
Coralie Fouquet fera ensuite un peu de rab aux États-Unis, le temps de participer avec les Monky de Grenoble au championnat du monde des clubs dans le Connecticut.
Source NR du 19/05/2022
Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.